Ahmed Kheïreddine

 

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ahmed kheireddine2Né en 1905 à Tunis et décédé le 25 juillet 1967, il est poète et écrivain. Fils de commerçant tunisois, il est l’arrière-petit-fils de Kheireddine Kahia, haut fonctionnaire et général mamelouk mort en 1856. Kheireddine effectue ses études à la Zitouna et devient instituteur dans une médersa puis secrétaire au sein de la Zitouna. Sa fréquentation des milieux lettrés l’amène, en 1938, à rejoindre Othman Kaak au sein du service arabe de la nouvelle radio nationale. Il devient parolier pour plusieurs pièces de théâtre radiophoniques, dont la fameuse Haj Klouf diffusée pendant le mois de ramadan. Il écrit aussi pour les artistes de La Rachidia, vénérable institution musicale tunisienne, notamment pour les artistes Khemaïs Tarnane, Ali Riahi et Hédi Jouini. Le poète et l’homme de lettres Ahmed Keïreddine a profondément marqué les arts tunisiens au siècle dernier. On lui doit un nombre considérable de paroles de chansons.

A la Zitouna, il fréquentait les cercles les plus érudits : le club de la mosquée Zitouna à l’école Slimania qui rassemblait les anciens zéïtouniens, le club El Khaldounia, des conférences et manifestations littéraires et scientifiques, animées par Othman Kaak. Le poète et écrivain fréquentait assidûment, également, le club Mustapha Agha et le club Chedly Khaznadar situés au Kram…Sa fréquentation de lieux de connaissances et de sciences a affûté son registre culturel.

Ahmed KheireddineEntre 1928 et 1941, il appartint au corps enseignant de l’école coranique, rue El Ouerghi, dirigée par M. Baccouche. Il s’établit à la maqsoura Ibn Asfour au souk el kémach (des tissus) avec feu Tijani Gherab. En 1938, la Radio nationale a vu le jour et c’est à partir de ce moment qu’Ahmed Kheïreddine devient le précieux assistant du directeur du service arabe, Othman Kaak et il écrivait des pièces de théâtre et traduisait, en collaboration avec Othman Kaak, des pièces de théâtre françaises qui seront aussitôt jouées. Il a écrit pour des journaux et revues de critiques littéraires et artistiques.

En 1936, il intégre le groupe d’Al Mostakbel Attamthili (L’avenir théâtral) et Al Masrah Attamthil El Arabi (le théâtre arabe) qui, par la suite, ne feront qu’une seule et même troupe.

Il écrit « Al Kahina » en arabe littéraire, et en arabe parlé « Ched méchmoumek », « Rajaâtlou aqlou », « El Hadj Klouf fil hammam » (El Hadj Klouf au bain maure), « El Hadj Klouf fil khlâa » (El Hadj Klouf en villégiature).

En matière musicale, il en apprit les secrets et les règles à l’école supérieure des langues et des lettres arabes à El Attarine par l’intermédiaire de Ali Dérouiche. Il jouera ainsi du luth et apprit un tas de chansons. Lors de la fondation de la Rachidia, il intégra le groupe chargé de relancer la musique tunisienne en écrivant des textes rompant avec la médiocrité et le trivial de l’époque.

Invité par le brillant présentateur et producteur de TV, Khaled Tlatli, Ahmed Kheïreddine révéla qu’il avait écrit les paroles de 238 chansons et que celle qu’il préférait par-dessus tout était « Moustahil kelmet ah tébri el ela » (Il est impossible qu’un ah! nous guérisse). Cette chanson a été composée par Cheikh Ternane et chantée par Aïcha.

Ahmed Kheïreddine a longtemps regretté que « Ettir smaat nouahou » (L’oiseau dont j’entends la plainte) ait été longtemps négligée. Avant que Hédi Jouini réhabilite ce texte qu’il considère parmi les plus inspirés et brillants qu’il ait écrits.

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