Wael Marghni

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wael-marghniWael Marghni est un danseur chorégraphe. Il a étudié à l’Ecole de Danse Contemporaine de Paris. Il débute la danse dans la rue en 2006, puis intègre le Centre Russe et travaille avec le chorégraphe Hafedh Zelit. En 2010, il rejoint le Centre Chorégraphique Méditerranéen sous la direction de Imed Jemaa, et participe à deux de ses créations «Hala» et «Sala», productions du Théâtre National dont le deuxième est une coproduction avec le Goethe Institut. Parallèlement, il travaille avec deux jeunes chorégraphes, Karim Twayma et Marwen Errwin dans « Dansing » et «Jeux en silence».

Au sein du Centre Chorégraphique Méditerranéen, il participe à plusieurs spectacles comme «Dyéri», «Avalanche», «Nhar rah», «Danse Bluetooth», «Séquence vidéo» et «Note chorégraphique».

wael-marghni2Il commence à créer ses propres spectacles qu’il a intitulés «Salle d’attente», «Hors Jeux» qui est un solo, ou encore «Sous-sol».

Ces créations lui ont valu la participation à plusieurs festivals internationaux comme celui de Carthage, de Lyon, ou de Bruxelles. Il travaille avec le chorégraphe suisse Marcel Leemann dans le cadre du «Physical Dance Theater», spécialisé dans la «danse émotionnelle et physique», ainsi qu’avec la chorégraphe américaine Kathleen Reynolds.

En 2013, il devient membre du Conseil International de Danse de l’UNESCO. Un an plus tard, il passe son été en France, avec la Compagnie de danse Hallet Eghayan, Aux Echappées Belles.

Son dernier spectacle «Koffirto» est un spectacle qui interroge l’islam et la place de l’artiste face et au sein de la religion. Peut-on être croyant et artiste ? Et s’il fallait repartir à l’essence même de la religion ? En quête de réponses, l’écriture chorégraphique prend son inspiration dans le «soufisme», faisant état du lien à la fois profond et ancien entre la religion et l’art. A travers ce spectacle il se questionne sur lui même, sur la place qu’il occupe en tant qu’artiste, et par ricochet sur la Liberté laissée pour compte.

Art et Religion sont deux expressions de l’univers intérieur de l’Homme… des reflets de sa volonté d’élévation. En Grèce antique, les danses religieuses avaient un rôle social et servaient à honorer le culte des différentes divinités : Aphrodite pour invoquer la fertilité, Déméter pour les moissons, etc. Dans la religion musulmane, cela se traduit dans la pensée et la pratique soufie. En effet, la danse ne satisfait pas seulement des exigences physiques ou esthétiques. Elle n’a cessé, depuis les origines les plus obscures, de jouer un rôle important dans la vie religieuse de l‘humanité. Elle est parfois un moyen privilégié d’entraîner l’homme hors des limites que lui impose la conscience de la réalité quotidienne. Cette sorte de gymnastique mystique permet de communier avec la nature et avec le rythme auquel est soumis l’univers. Cependant les moyens employés, tout comme les buts recherchés, diffèrent selon les croyances.

Il reçoit le prix du meilleur interprète pour son solo « Koffirto », lors du Festival International «Tunis capital de la Danse» en avril 2015.

Références : http://www.a-mag.co/book/wael-marghni-langoisse-dun-danseur-libre/

https://vimeo.com/128543531

https://www.femmesdetunisie.com/sous-sol-la-derniere-creation-choregraphique-de-wael-marghni-ce-mardi-25-novembre-2014/

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