Haythem Hadhiri

Haythem Hadhiri est né le 30 avril 1986, c’est un chanteur, musicien, compositeur, acteur.

Il a commencé la musique à l’âge de cinq ans au conservatoire national puis dans celui d’Abdelkrim Shabou. A seize ans, il obtient sa carte professionnelle et à dix sept, son diplôme de musique arabe.

Après le baccalauréat, il étudie à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis  (ISMT) où il entame une filière de musique orientale puis des arts lyriques et scéniques à l’École normale de Musique de Paris-Alfred-Cortot (dont il est diplômé) et de l’Académie internationale des arts en Bulgarie. 

Son parcours le mène d’orchestres symphoniques, aux principaux festivals du pays et le porte vers des rôles dans des comédies musicales, des pièces théâtrales et des films.

Depuis ses débuts avec Fadhel Jaziri en 2010 avec qui il a joué plusieurs fois dans le spectacle à succès « El Hadhra », Haythem Hadhiri avait gardé un lien avec son tuteur qui l’avait invité à jouer dans la pièce de théâtre « Saheb el Himar » et deux films pour le cinéma : 2016 « Khoussouf » (Eclipse) et en 2018 « Guirra ».

Entre temps, l’artiste avait aussi varié ses expériences en continuant d’évoluer dans une carrière à l’international au sein de plusieurs orchestres de musique symphonique européens. Une expérience artistique qui lui a permis d’acquérir cette dimension d’un artiste novateur, dont le talent mérite d’être reconnu.

Ses créations proposent une lecture, comme il l’a bien souligné, « pas assez choquante dans l’interprétation et assez fluide », offrant une valse entre notes d’oeuvres classiques d’opéra et celles orientales. « De Beethoven à Ali Riahi ou à Fayrouz, de Rossini à Hédi Jouini ou encore de Shubert à Ali Riahi et du Tango à Abdelwaheb, les sonorités revisitées sont envoûtantes ».

C’est avec beaucoup d’admiration, et une sincère reconnaissance, que Haythem Hadhiri parle de sa rencontre avec Fadhel Jaziri. Il voit en lui un pilier fondateur de son identité artistique: Non seulement lui a-t-il permis de se produire face à un public nouveau, mais il lui a également ouvert des perspectives insoupçonnées. 

Arboun 1 & 2 :

Avec les deux volets de Arboun, Haythem Hadhiri intègre toutes les musiques du monde au malouf. 

Ce projet réalisé sous la direction de Fadhel Jaziri offre une pure fusion de styles musicaux assez distingués dont les artistes ont agréablement réussi à rapprocher, tant au niveau de l’interprétation qu’à celui de la mise en scène, habillés de beaux costumes tunisiens inspirés de l’époque.

Pour Haythem Hadhiri, le choix de l’appellation « Arboun » cherche à donner « une certaine noblesse à la pratique artistique, traduisant une relation de confiance entre artistes et public ». Il parle d’un travail de recherche, de près de trois mois, sur la musique, les paroles et l’interprétation du spectacle dans lequel été adoptée une mise en scène théâtrale. L’écriture musicale et scénique est l’oeuvre de tous les musiciens du Quintet dont chacun a apporté sa touche selon l’instrument sur lequel il joue.

Haythem Hadhiri : Fadhel Jaziri est le parrain (promoteur-producteur-directeur artistique et metteur en scène du projet). Dans Arboun1, nous avons évolué avec un répertoire tunisien, interprétant et ré-interprétant de la musique tunisienne. Mon idée de départ repose sur un besoin de donner une autre sonorité à ce patrimoine. Je voulais un autre arrangement tout en étant convaincu que pour moderniser ou réécrire un titre, il faut faire simple, insuffler un quelque chose de vrai pour parvenir à toucher sans dénaturer. L’inspiration est au fond de la phrase patrimoniale. Elle est dans son respect. Si par exemple, c’est du ” mezmoum “, cela le restera ! On y apportera un complément ou on l’ épurera sans être dans la performance ! Les excès, la puissance, le « tarab », il n y en aura pas dans ce spectacle. Arboun2 c’est du malouf. Un malouf particulier qui nous inspire ! Un malouf qui nous ressemble…”.

« Arboun2 » entame son chemin propre avec la production d’un album et de quelques clips et la création d’une troupe qui porte le nom du spectacle.

Au théâtre : il joue dans la pièce Mrajel, adaptation de la «Cage aux Folles» en Tunisie se joue dans un théâtre de la capitale. Un choix de thème audacieux qui fait écho à la situation des homosexuels dans un pays où, comme dans la pièce, mieux vaut se cacher pour exister.

Haythem Hadhiri participe à de nombreux festivals (festival de la Médina, festival de Carthage…) mais aussi à l’étranger (Espagne, France …) et événements nationaux et internationaux.

Il obtient de nombreux prix dont : 

  • 2010 : 1er prix national de la meilleure voix lyrique de la Tunisie
  • 2012 : 1er prix d’excellence du concours international de chant lyrique aux «Clés d’or de l’ile de France »

Références :

Références : https://www.pressreader.com/tunisia/le-temps-tunisia/20180602/281775629841438

Amel Djait https://1001tunisie.com/portraits-et-interviews/haythem-hadhiri-ou-quand-arboun2-devient-un-malouf-libre/

sa page facebook : https://www.facebook.com/haythem.hadhiri.5

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