Dora Chammam

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Dora ChammamDora Chammam est une poétesse et romancière. Elle occupe une place importante dans la littérature tunisienne de langue française.

Dans son poème consacré à Mnawar Smadah, qu’elle a composé en Arabe et en français, elle traite de la profondeur de la tragédie humaine, existentielle et spirituelle du grand poète disparu. Loin d’être une simple traduction, elle fait en sorte que chaque texte conserve sa spécificité et son originalité.

Oeuvres :

Les anges ne répondent plus / 1999, Marseille : Ecrits des Forges / Autres Temps

Le divan – poésie 1989 / Editeur La Nef

Profanation / 1993 Editeur L’Or du Temps

Le Miroir / 1997 Editeur L’Or du Temps

Baisers de sang / 2004 Editeur Mirage Editions

Récifs et autres conséquences / 2008 Editeur La Nefdora-chammam-lesanges

Résumé «Les anges ne répondent plus» : Petit à petit des personnages troubles ou troublants s’élèvent d’entre les mots, déchirent les draps du rêve, révèlent leur prégnante et obsessionnelle présence. Yaqûta les observe, les accueille, les écoute, leur répond. Les histoires terribles des uns et des autres s’entrechoquent, se dispersent et se retrouvent dans le lancinant poème de peur et d’espoir de celle qui a rêvé sa vie mais que la vie n’a pas rêvé. Yaqûta, qui a convoqué tous ses visages pour une confrontation au plus profond de sa solitude. Yaqûta qui ne meurt pas assez vite dans les bras rêches de la folie. Une écriture sublimée, mélange d’Orient et d’Occident, miel et soufre à la fois.

«Entre une quête fiévreuse d’une certaine vérité de l’être et la souffrance que lui inspire un monde livré à l’injustice, Dorra Chammam entonne, dans «Baisers de sang», son 5ème recueil, un hymne à la liberté. «Manouche» avait-elle titré le poème d’ouverture. L’attribut est fort pertinent pour qui connaît l’auteur de l’œuvre. La souffrance atavique des gens de la bohème, le mal d’une racine mal vécue, l’ardent désir vers d’autres, ailleurs, tout cela qui est le propre des gens du voyage, se mêle, chez Dorra Chammam à une bonne dose de dérision et d’auto-dérision qui atténuent les cris de désespérance. Une désespérance née de la lassitude d’avoir porté un lourd fardeau de secrets, qui lui pose des entraves aux pieds. «Mes yeux ont porté du vent Des pierres de la nuit» Un chapelet interminable de mots composent les différents poèmes qui n’en sont en réalité qu’un. Ils restituent des images déchirantes où des épines douloureuses finissent par provoquer, à force de souffrances, l’opacification de l’horizon. Ils dessinent un collier d’espoirs et de naufrages, à travers des figures funambuliques sur «une corde suspendue entre ciel et terre».Corde téléguidée par des vents dont la poétesse essaie de maîtriser le cours pour prendre le large. Cette vision sombre s’inscrit sur la carte d’un monde qui cultive l’injustice comme on cultive le pavot, pour en faire une perverse banalité (..) Car la finalité de l’acte poétique demeure avant tout celui-ci: faire du moment de la lecture une création esthétique permanente. Afin que le lecteur réinvente dans le tréfonds de son être le surgissement poétique. Et l’un des bienfaits d’une telle finalité est de promouvoir chez le lecteur cette insularité à partir de laquelle il peut construire sa propre liberté.

Insularité, et non pas enfermement, qui a inspiré à Dorra Chammam un très beau poème : Mon royaume est un coquillage. Il fut jadis homme sage Saint ou idiot du village. «Baisers de sang» est incontestablement un chant de la liberté dont l’art est une magnifique expression. «Les villes assiégées» peuvent démonter le carcan. L’artiste est là pour en livrer les clés. C’est peut-être ce que veut dire Dorra Chammam à travers cet ensemble de poèmes.». (Source : tunisia-today.com A. Chorfi)

Références : http://www.iblatunis.org.tn/pmb/opac_css/index.php?lvl=author_see&id=15708

http://moultaka.net/smadah/chammamf.htm

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