Amina Annabi

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Amina AnnabiNée le 5 mars 1962 à Carthage, est une chanteuse interprète et actrice. Adolescente, elle se forge une culture musicale qui va de Tina Turner à la diva égyptienne Oum Kalthoum. Autour de sa grand-mère également musicienne, la famille se réunit tous les dimanches et chante du malouf traditionnel et de la variété italienne. Dans son environnement, la musique existe sous toutes ses formes : l’un de ses oncles est à l’origine du festival de Tabarka et pendant plusieurs années, elle a eu l’occasion de voir défiler des artistes de renommée internationales, tels que Joan Baez, James Brown, Warda, Wasis Diop, jeune « rocker » sénégalais, etc…

Amina a 13 ans quand elle s’installe en France avec sa mère où tout la prédispose à une carrière artistique. C’est là qu’elle pratique assidûment la danse, se forme au chant classique ainsi qu’au chant traditionnel égyptien. A 16 ans, elle monte un groupe qui fait la tournée des lycées.

Au début des années 1980, la scène musicale française intègre d’un coup les influences de l’Afrique et du monde arabe, mais découvre aussi le rap américain. Amina vit alors au cœur de ces évolutions culturelles. C’est au sein de Radio Nova, plaque tournante en matière de world music, que Amina rencontre Martin Messonier en 1982. Producteur et musicien, Messonier fut un des premiers à faire connaître et à produire des artistes africains en France. Une longue collaboration artistique démarre entre eux. Amina remporte un concours de rap au Palace, lieu clé des nuits parisiennes du moment. Le titre en question, « Shehérazade », un rap arabisant, devient dans la foulée son tout premier 45 tours. Amina commence alors à se forger un nom. Elle devient alors, incontestablement, un des symboles d’une fusion musicale réussie entre monde arabe et monde occidental.

En 1986, elle enregistre un duo «Shango» avec l’un des pères fondateurs de la culture hip-hop : Afrika Bambaataa. À cette occasion, elle collabore aussi avec le japonais Yasuaki Shimizu. Celui-ci va l’inviter sur son album Subliminal. La même année, elle est choriste sur l’album d’Haruomi Hosano, autre musicien japonais fondateur du Yellow Magic Orchestra avec Ryuichi Sakamoto. Hosono est le premier à avoir marié synthétiseur et musique orientale. Ces collaborations japonaises font d’elle une vedette au Japon à tel point qu’elle y donne une tournée en 1987.

Elle rencontre le poète et compositeur Gérard Ansaloni en 1989 au studio Do. Les années 1990 démarrent par son tout premier album : «Yalil» (La nuit). Il sort dans 22 pays à la fois ; aux Etats-Unis, il est classé cinquième dans la section world music.

En France, elle obtient le prix Piaf 91 de la meilleure chanteuse. En 1991, Antenne2 la choisit pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson. Au nom de la France, elle interprèta une chanson tirée de son album : «Le dernier qui a parlé», co-écrite et composée avec Wasis Diop.

Fin 1992 sort son second album, «Wa di yé» (L’amour est unique), qui est coproduit par Wasis Diop. Le succès de ce disque se concrétise par une tournée internationale.

En avril 1999, son troisième album sort dans les bacs. Elle chante en trio dans un groupe de femmes, appelé «Les Orientales», dans lequel y figure la chanteuse algérienne Mona Boutchebak.

En 2003, elle compose avec Édouard Milton, la bande originale du long métrage «Bedwin Hacker» de Nadia El Fani.

Le 14 octobre 2008 au stade de France, avant le match amical de football France-Tunisie, Amina interprète avec maestria, «Humat Al-Hima», l’hymne national tunisien.

Actrice : Amina se lance en 1989 dans le cinéma. Son premier film est une production française de Romain Goupil, «Maman», où elle tient un second rôle aux côtés d’Anémone.

L’année suivante, on la remarque dans «Un thé au Sahara», une production internationale signée de Bernardo Bertolucci, où elle incarne le rôle d’une prostituée. En 1992, on l’aperçoit dans «La Belle Histoire» de Claude Lelouch.

L’année suivante, elle réapparaît dans «La Nuit sacrée» de Nicolas Klotz. Elle y tient pour la première fois le rôle principal aux côtés de l’Espagnol Miguel Bosé.

En 2000, elle apparaît dans le film «La Mécanique des femmes» de Jérôme de Missolz et en 2001, dans «Philosophale» de Farid Fedjer.

En 2005, elle joue dans «Il était une fois dans l’Oued» réalisé par Djamel Bensalah.

Elle joue en 2008 dans une comédie musicale retraçant l’histoire de Mouammar Kadhafi avec la Asian Dub Foundation.

En 2009, elle joue le rôle de Yasmina dans «Cairo Time», drame romantique de Rubba Nadda, aux côtés de Patricia Clarkson, Alexander Siddiq, Elena Anaya et Tom McCamus.

Référence : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amina_Annabi 

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