Amal Mokded (Hope Mokded)

Née fin 1989 à Gabès en Tunisie est une artiste plasticienne. Elle a d’abord entamé ses études à l’Institut Supérieur des Beaux-arts, puis a continué ses recherches à l’Université de Strasbourg. Elle vis et travaille actuellement à Paris et participe régulièrement à diverses expositions.

Expositions personnelles et collectives :

  • dans le cadre de Cineffable à Paris,
  • Workshop « C’est quelque part par-là »,
  • Exposition au CEAAC « There is no place like home »,
  • Elle a participé à une installation photographique Chaos Echoes,
  • Exposition personnelle à La Station LGBTI Alsace « Végétations »,
  • Exposition collective au Festival d’art Féministe de Strasbourg Femfest « Subjectivité Féminine »,
  • Elle a participé à une résidence d’artiste avec la commission européenne Jsciart summer School en Italie.

Filmographie :

  • Elle a participé par ses films à de nombreux Festivals et évènements tels que Le Festival Art féministe Chouftouhonna 2016 avec mon court métrage « Brume »,
  • et avec le film « Le bleu de tes yeux » au Festival Printemps Culturel Tunisien à Paris,
  • Le Festival International du Film Amateur de Kélibia (FIFAK – TUNISIE),
  • Festival for the 4th edition of Olhares do Mediterrâneo à Lisbonne, etc.

Elle a axé ses réflexions sur la problématique de la violence invisible, définie comme une violence sociétale acceptée, et sur comment, en tant qu’artiste et femme, créer une trace de cette violence afin de rendre celle-ci intelligible. 

« Les violences dont je parle sont la domination masculine et le harcèlement moral, le trauma après la violence, les menaces latentes à partir du moment où il y a oppression. Cette violence traumatisante est encore plus présente et difficile à discerner que la seule violence physique car elle est masquée dans la réalité quotidienne.

En observant mon travail et avec le recul, j’ai pu constater que l’émotion exprimée traite, de manière systématique, de la douleur, la souffrance et la tragédie, mais occasionne également chez le spectateur une sensation d’une perte de repères. Mon travail a une vocation à montrer comment vivre après la violence, dans une relation quasi catharcissique, et comment se passe l’intime au quotidien. Je me mets finalement en scène et je questionne ma propre relation aux autres, à la société à laquelle j’appartiens. Je donne à voir le quotidien d’un point de vue interne, je donne à voir une subjectivité – la mienne – que je choisis d’explorer ainsi. Mon aptitude à témoigner de ma propre Histoire. L’autofilmage constitue, à mon sens, la possibilité d’une quête identitaire, constructive et intime de ce qui est au centre de nombreux travaux.

Dans la peinture j’utilise les dripping dans ma série Monstruation pour représenter les menstruations qui sont un tabou dans la société patriarcale. Je tente de sublimer ce qui est habituellement caché, censuré dans les publicités (hygiène intime). J’essaye, ainsi, de lever la honte qui entoure ce sujet. 

Le dripping est une technique inventée et théorisée par Jackson Pollock basée sur le jet de matière (peinture, encre) sur différents supports.

Elle expose du 9 février 2019 au 10 mars 2019, au 102 rue de Charonne, à Paris.  

 

Référenceshttps://www.artmajeur.com/fr/amal6mokded/artworks

https://combat-jeune.com/2019/01/29/hope-mokded-mes-peintures-sont-des-autoportraits-de-mes-emotions-des-autoportraits-sans-visage/?fbclid=IwAR1B9ral-CIvjNreeeCQjDWlq_xKmaxP-XF8-ueNVjJbE9EdY2u-YEfkI4w

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