Abdelwaheb Meddeb

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Abdelwaheb MeddebNé en 1946 à Tunis et décédé le 6 novembre 2014 à Paris, est un écrivain et poète. Directeur de la revue internationale Dédale, spécialiste du soufisme, il enseigne la littérature comparée à l’université Paris-X. Il anime également, jusqu’à son décès, l’émission hebdomadaire Cultures d’islam sur France Culture. Il est connu pour ses prises de position publiques en faveur d’un islam libéral.

Abdelwahab Meddeb grandit dans une famille traditionnelle, conservatrice et pieuse. À partir de quatorze ans, il se passionne pour la littérature française en lisant les grands classiques. Après trois années à l’université de Tunis, il entame des études de lettres et d’histoire de l’art à l’université Paris Sorbonne-Paris IV et s’établit à Paris en 1967 où il y vivra jusqu’à sa mort.

Parmi ses premières publications datant du milieu des années 1970 figurent des essais (parus notamment dans Les Cahiers du Cinéma et Les Temps Modernes) et des poèmes (édités par la revue Change). Entre 1972 et 1973, il collabore avec la maison d’édition Dictionnaires Le Robert pour des notices concernant l’islam et l’histoire de l’art. De 1974 à 1988, il est conseiller littéraire et directeur de collection aux éditions Sindbad et contribue à faire connaître les auteurs classiques des littératures de langue arabe et persane ainsi que les grandes voix du soufisme.

En 1983, il traduit en français le roman « Saison de la migration vers le nord » de Tayeb Salih. De 1987 à 1995, il enseigne à titre de professeur invité aux universités de Genève, de Yale, de Florence et de Paris-Descartes en tant que spécialiste de littérature comparée (Europe et monde islamique), de littérature arabe francophone et d’histoire du soufisme. En 1991, il soutient à l’université d’Aix-Marseille une thèse de doctorat s’intitulant Écriture et double généalogie, la double généalogie étant celle de l’Europe des Lumières et du monde arabo-islamique. Il a également collaboré à deux films : La Calligraphie arabe (1986) de Mohamed Charbagi et Miroirs de Tunis (1993) de Raoul Ruiz. Il a en outre traduit certaines œuvres de soufis tels que notamment Sohrawardi ou Abû Yazid al-Bistami. Dans son œuvre polymorphe et transgénérique (allant du poème10 à l’essai en passant par le roman), il s’attache à honorer ce qu’il appelle sa « double généalogie », européenne et islamique, française Abdelwaheb Meddeb : Printemps de Tuniset arabe.

Son œuvre, transfrontalière, agit sur le lecteur selon une poétique et une esthétique de l’interstitiel, en quête de ce qui interfère entre les langues et les cultures, entre les credos et les imaginaires. Sa visée tend à concilier la découverte de l’inouï en maintenant l’entretien avec les Anciens, quelle que soit leurs origines : cette conversation avec les morts mêle les voix des présocratiques à celles des soufis, celles des poètes arabes et persans à celles des poètes médiévaux appartenant aux diverses traditions romanes auxquels il convient d’ajouter ce qui nous parvient des maîtres de la Chine et du Japon classiques.

Prix littéraires :

Prix François-Mauriac pour La Maladie de l’islam (2002) – Prix Max-Jacob pour son recueil de poésies Matière des oiseaux (2002) – Prix Benjamin-Fondane pour Contre-prêches (2007) – Prix Doha capitale culturelle arabe pour l’ensemble de son œuvre, qu’il partage avec Édouard Glissant

Références : site officiel http://www.abdelwahab-meddeb.com

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelwahab_Meddeb

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