Raja Farhat

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Raja FarhatRaja Farhat est un écrivain, acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste. Dès son plus jeune âge, il a découvert et apprécié le théâtre à sa juste valeur grâce à son père qui tenait à lui faire partager son adoration pour l’art. C’est en assistant pour la première fois à la pièce de théâtre, Caligula, la fameuse œuvre d’Albert Camus reprise par le grand Aly Ben Ayed, qu’il eut le coup de foudre pour le quatrième art. Il éprouva de la fascination pour ce «monde de lumière et de mystère», comme il le décrit.

Et depuis, son père lui faisait tenir un cahier de critique cinématographique et théâtrale, «un cahier rouge», se souvient-il. En effet, Raja Farhat devait faire, à chaque fois, une critique écrite des pièces qu’il allait voir. «Mon père corrigeait mes critiques sévèrement…et à l’encre rouge! Selon la qualité de mon travail, c’était une invitation, deux invitations ou point d’invitation à un autre spectacle!», se rappelle-t-il, nostalgique.

C’est donc ainsi que cette passion est née. Et de spectacle en spectacle, il a compris que le théâtre était sa vraie vocation et songeait de plus en plus à être lui-même sur scène.

Raja Farhat fut impressionné, tout au long de son parcours, par de « grands maîtres», dont il est fier d’être l’un des disciples, comme il le dit si bien, qui l’ont particulièrement influencé et qui ont forgé sa personnalité artistique. Ce sont d’abord ses professeurs du collège Sadiki qui l’ont initié et encadré. C’est au sein du club de théâtre de cette institution qu’il a eu l’occasion de se dévoiler sur scène. «Le théâtre scolaire fut la bonne structure d’accueil pour bien encadrer ma passion», dit-il. C’est aussi là-bas qu’il s’est retrouvé auprès de grands noms d’aujourd’hui comme Fadhel Jaziri, Mohamed Driss, Raouf Ben Amor, Ali Louati… une équipe qui ne s’est plus jamais séparée depuis. «Le théâtre n’est pas seulement une flamme artistique, nous dévoile-t-il, mais c’est avant tout une sorte de relation flamboyante et humaine!».

Ensuite, après l’obtention de son Bac, il s’envole pour Milan pour poursuivre des études théâtrales, encouragé par Tahar Guiga. Dans ce monde milanais, il eut la chance de rencontrer Paolo Grassi qui était le président du « Piccolo teatro » (le petit théâtre),  le plus important théâtre de l’Europe de l’Ouest. Mais aussi Hubert Gignoux qui fut le premier directeur du TNS (Théâtre National de Strasbourg).

Pour Raja Farhat chaque rencontre était une occasion de nourrir sa soif d’apprendre qui n’en finissait pas. Il sera toujours reconnaissant à toutes ces générations d’intellectuels qui l’ont marqué pendant sa jeunesse et qui lui ont transmis une culture universelle mais surtout un amour pour l’animation culturelle.

De retour au pays, il retrouve ses amis et fonde avec eux, en 1972, le  «Théâtre du Sud» à Gafsa. Une expérience qui dura trois ans et qui a enfanté des pièces de théâtre à succès comme «El Borni wel Atra», «El Karrita», et bien d’autres, qui sont restées à jamais gravées dans l’esprit de tous les Tunisiens.

«A cette époque-là, nous avons vécu dans des conditions pour le moins épouvantables. Nous étions même amenés à nettoyer le théâtre tout seuls !  Mais nous étions quand même heureux  de vivre et de partager notre passion !», se souvient-il.

C’est à partir de là qu’il a commencé à enchaîner les créations culturelles. Il réalise deux grands films sur Farhat Hached ainsi qu’une série de documentaires «Mada’in Acharq» (les villes d’Orient) qui lui a permis de faire le tour du monde arabe. Par ailleurs, il occupe plusieurs postes dans des structures internationales comme l’Institut du Monde Arabe ou l’Institut de la Francophonie.

Il a créé «Carthage Africa», le spectacle d’ouverture de la CAN, un show grandiose qui marque jusqu’à aujourd’hui les esprits aussi bien des Tunisiens que des étrangers.  Il réalise aussi le spectacle d’ouverture pour la Cité des Sciences aux côtés de Taoufik Jebali et Raouf Ben Amor.

Raja Farhat "Bourguiba, dernière prison"En 2012 , il met en scène, écrit le texte et joue dans la pièce «Bourguiba, dernière prison» qui traite de la vie de Bourguiba, leader nationaliste et premier président de la Tunisie indépendante, tout au long du XXe siècle, de sa lutte contre la colonisation française et de son combat admirable pour l’édification de l’Etat tunisien moderne, jusqu’à la période noire qu’il a vécue en résidence surveillée durant 13 ans, de 1987 date du coup d’Etat de Ben Ali, à 2003, date de sa mort. Cette pièce reçoit l’adhésion totale du public et est jouée un peu partout en Tunisie et à l’étranger.

Référence : http://www.huffpostmaghreb.com/raja-farhat/tunisie-chemin-liberte_b_3472626.html

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Une réflexion sur “ Raja Farhat ”

  1. ben hassine mhammed sur

    mes salutaions

    je vous prie Mr de me communiquer les corrdonnees (tel) si cest possible de mr rafik amor
    que je souhaite tant le joindre

    je vous remerie

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