Noomen Gmach

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Noomen GmachNoomen Gmach est un artiste peintre. Fils de Sadok Gmach également artiste peintre. Il a obtenu son doctorat en Arts et Archéologie à l’Université Paris 1 Sorbonne. Sa thèse de doctorat intitulée «Tatouages berbères : corps voilés, corps dévoilés» a été soutenue en 2002. En 2011, il publie «La médiation du signe, les lieux du corps : Vers une contemporanéité maghrébine» et «Le corps à l’épreuve du signe : Essai en Arts Plastiques et Sciences de l’Art».

Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives dont : «Treillis en devenir» en 2013, à la galerie Le Cap (Gammarth) et «Tracé du visible» à la Galerie Hédi Turki (Sidi Bou Saïd) en mars 2014.

Sa peinture abstraite à la matière riche, donne la part belle à la célébration des couleurs : ocres, rouges et bleutés.

Introduction à Tatouages berbères : corps voilés, corps dévoilés : «Etant petit, j’étais hypnotisé à la vue du corps de ma grand-mère, une très belle femme berbère, grande, grosse et tatouée. Je passais des heures à contempler son corps et à admirer ses signes qui se mouvaient dans une harmonieuse chorégraphie. Des signes qui voilent le corps et que le corps voile en fonction des différentes positions qu’il épouse. Des images gravées en ma mémoire que j’aimerais partager avec vous. Cette recherche pratique et théorique prend naissance à partir du désir de représentation d’une grand-mère berbère tatouée. Elle sera, comme son nom l’indique, prétexte pour parler Noomen Gmach "Le corps à l'épreuve du signe"de tatouages et plus particulièrement de ceux des berbères nord-africain, de parler de corps, le corps-auteur (de l’artiste ou du tatoueur) et le corps-support (celui de l’oeuvre ou de la tatouée), puis enfin de voilement et de dévoilement. Ce serait deux termes relatifs à l’acte de peindre, de tatouer, de tracer des signes sur un support afin de le cacher ou peut-être, pour mieux le montrer».

Cette recherche se compose de trois parties. La première partie est poétique, elle exprime trois rapports différents qui unissent tatoueur et tatoué, l’artiste et son oeuvre. La deuxième partie est de nature documentaire, elle renseigne sur la nature des signes tatoués, les classe, les nomme et les compare à d’autres signes. La dernière partie est de nature esthétique, elle relève de la question des origines qui se pose dans cette pratique plastique.

 

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