Mustapha Fersi

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Mustapha FersiNé à Sfax en 1931 et décédé le 8 février 2008, est écrivain, dramaturge et scénariste. Brillant homme de lettres, Mustapha  Fersi est l’une des figures marquante de la culture et de la littérature tunisienne du siècle dernier.

Il s’est illustré dans de nombreux registres, allant des romans aux nouvelles, en passant par les pièces de théâtre ou la traduction. Friand de culture dès son plus jeune âge, il travaille également au sein de la Radio Nationale, dans le service Relations Extérieures. Ancien membre de l’Union des Ecrivains Africains et Asiatiques, il occupe aussi la fonction de rédacteur en chef de la revue Lotus, et préside la direction du théâtre au sein du Ministère de la Culture. Il est également nommé, au début des années 1960, directeur de la Société tunisienne de production cinématographique et de développement, plus connue sous le nom de la SATPEC.

Fortement marqué par son séjour en France où il a été profondément influencé par le courant existentialiste, Mustapha Fersi porte une grande admiration pour les écrits d’Albert Camus.

De 1960 à 1980, sa carrière théâtrale et littéraire connaît un essor important avec une multitude de nouvelles et de scénarios pour le 4ème art, dont : «El Fitna» avec Tijani Zalila, «El Bayadeq» (Les Pions) et «Rostom père de Zel».

Parmi ses nouvelles les plus connues :

  • «Le Tournant» obtient le Prix de la Ville de Tunis en 1963
  • «Al Kantara, c’est la vie» en 1968
  • «J’ai volé la lune» en 1971
  • «Haraket» en 1978.

Traduit en plusieurs langues, il voit en cette pratique un moyen indispensable à l’échange inter-culturel. Ses œuvres ont donc bénéficié de traductions en français et en anglais, mais également en russe, tadjik, kazakh et azerbaïdjanais.

Voyageur et curieux, fort cultivé et fin observateur, l’homme de lettre a sillonné tout le continent asiatique à la recherche de réponses aux nombreuses questions qui animent ses pensées. En plus de ses activités régulières de rédaction et de publication, Mustapha Fersi a fait partie du premier comité directeur de l’Union des Ecrivains Tunisiens (UET), aux côtés d’autres membres de l’élite littéraire.

Connu pour être un grand militant au service de la culture, il a souvent alterné création et supervision, en siégeant à maintes reprises aux commissions de lecture et de supervision des œuvres culturelles. La carrière de Mustapha Fersi, témoin et pionnier d’une génération d’écrivains portés sur l’ouverture culturelle, a été saluée plus d’une fois.

En 1988, il reçoit, lors de la Journée Nationale de la Culture, le Prix de la Littérature. Il a également été décoré du Grand Cordon de l’Ordre du Mérite National au titre du secteur culturel en 1990, et en 1991 du Prix de Considération dans le domaine de la littérature et des sciences humaines.

S’associant à la culture en tout genre, il a aussi travaillé en tant que réalisateur adjoint pour plusieurs films dont «Jha» dans lequel Omar Sharif a incarné l’un des rôles principaux.

Références : http://www.premiere.fr/Star/Mustapha-Fersi

http://www.youscribe.com/catalogue/tous/education/etudes-superieures/poetique-d-un-texte-intraduisible-haraket-de-mustapha-fersi-1486214

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