Mahmoud Chalbi

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Mahmoud ChalbiMahmoud Chalbi Connu également sous le nom de Mach, est né en 1958, est poète, éditeur, photographe, plasticien, esthète, critique mais surtout «pragmachiste» comme il se plaît à le dire.

De formation scientifique et biologiste de métier, il est venu à l’art par passion et en autodidacte, d’abord par l’écriture, puis par la photo et la peinture. Il publie textes et poèmes depuis 1982 dont Passage d’un oiseau libre (Recueil de poésie, LA NEF 1987), sur les pages culturelles de quotidiens et magazines tunisiens et maghrébins ainsi que dans des revues littéraires tunisiennes et françaises. Il expose en photo et peinture depuis 1986 en Tunisie et à l’étranger (Espagne, Italie, France, Maroc, Liban, Egypte, Dubai). Il a fondé, avec Hatem Bourial en 1986, les éditions LA NEF, spécialisées en littérature de langue française. En 1987, il devient photographe de plateau de théâtre sur de nombreuses pièces des compagnies les plus importantes de Tunisie (El Teatro, Nouveau Théâtre, Familia, Théâtre National) et créateur des lumières de la pièce primée de Cith’art, Haute surveillance, d’après Jean Genet, mise en scène par Lassaad Ben Abdallah en 1988.

Co-auteur avec Hechmi Ghachem de la pièce en langue tunisienne, Sicilia (1994). Directeur artistique de la galerie Aire libre de l’espace El Teatro à Tunis, il y a monté depuis 1997 plus de 200 expos dont SexYart 1, 2 et 3 et il y a découvert et lancé plusieurs artistes aujourd’hui reconnus à l’international, Halim Karabibene, Mohamed Ben Slama ou Nabil Saouabi.

En 2000, il a résidé trois mois à Bâle en Suisse comme lauréat de la Bourse de la Fondation Prohelvetia.

Il a co-fondé en 2008 le SMAP (Syndicat des Métiers des Arts Plastiques) qui a été à l’avant-garde de l’agitation révolutionnaire.

Depuis 2007, il a été directeur artistique et organisateur de plusieurs festivals et rencontres : Printemps des arts de La Marsa (2007-2011), AnouARTounès , forum d’art actuel (Espace Art Sadika, 2013), AL MAKEN, rencontre internationale d’art actuel in situ (Sidi Bou Said, 2015) ou AL CHANTI de Ken, rencontre d’art actuel (Espace Kèn, 2017)…

Artiste passionné, il a été tour à tour directeur du Printemps des Arts, membre fondateur du Syndicat des Métiers des Arts Plastiques. Il est sur tous les fronts de la culture et de la liberté d’expression depuis plus de 30 ans. Il a étudié en France et fréquenté les milieux artistiques. A son retour en Tunisie il co-fonde, en 1986, la maison d’Edition «La Nef» et édite de jeunes talents comme Tarek Ben Chaabane, Ridha Kéfi, Sophie El Goulli.

«Conscient que les oeuvres de nombreux jeunes artistes talentueux ne verraient jamais le jour sans l’aide d’un mentor, j’ai axé l’espace « Aire libre » d’El Teatro dans cette voie, depuis 1997. Je crois aux rencontres et aux échanges, et je pense avoir fait d’Aire Libre un réel lieu d’échange, de dynamisation pour les jeunes artistes. Je ne suis pas un galeriste, le business ne m’intéresse pas, ce qui me fait vibrer ce n’est pas l’argent, mais la liberté d’expression et de création (…) «J’ai toujours prôné une culture de résistance hors des sentiers battus, les expositions à thèmes et le Baz’art étaient des tentatives de vulgarisation de l’art mais aussi des moyens pour ouvrir l’espace aux jeunes qui voulaient montrer leurs essais. Ce fut le cas de Mohamed Ben Slama qui s’est ramené un jour, un tableau à la main, au Baz’art, et qui est devenu maintenant un artiste renommé. Il y a d’abord et surtout un espace d’échange très important qui se crée entre nous, j’apprends d’eux et ils apprennent de moi. Il y a aussi l’amour et l’amitié qui entrent en compte. Je ne suis pas un galeriste mais un artiste qui anime ses amis ; après, ce qui compte c’est qu’ils puissent voler de leurs propres ailes».

« Mahmoud Chalbi, artiste tunisien d’emblée polyvalent accompli puisqu’en la même année 1987, il se révèle au public, poète, photographe et peintre. Pourquoi se démultiplier, se dépenser autant aurait dit l’un des siens également, Georges Bataille ? Mach, comme il aime signer ses œuvres, cherche les passages. Il aurait pu écrire le livre des passerelles. Par l’art, faire passer des images, des émotions. Sa démarche est foncièrement poétique. Elle fait fond sur une croyance personnelle : le monde de la rationalité dominante touche à sa fin. Seul espoir, prendre soin, comme dirait Hechmi Dhaoui, du coté droit de notre cerveau, lieu de la rationalité intuitive. J’aime bien ce que fait Mach parce qu’il réalise en esthète un programme de vérités multiples qui ne peuvent être conciliées comme le pensent les nostalgiques de l’harmonie perdue et d’un monde virtuel : le ventre de la mère. Un programme auquel, avec quelques autres, je crois sincèrement : construire un rapport à la société, un rapport au public, un rapport à soi-même avec le soi tout fait de nuances, de pluralisme de vérités – tant que la vérité est multiple – et parfois d’intolérance sectaire, mais par devoir bénigne. » Hamadi Redissi.

Références : http://www.lepetitjournal.com/tunis/a-voir-a-faire/culture/culture-tunis/93422-rencontre-mahmoud-chalbi-lagitateur.html

http://www.lapresse.tn/26122011/42628/galeriste-et-plus-encore.html

Une réflexion sur “ Mahmoud Chalbi ”

  1. Cherami mon expo les entrelacs de l’imaginaire s’achève le 10MARS et j’espère que tu me feras l’immense honneur de me rendre visite à l’espace Sophonisbe. Jamel Chaouki mahdaoui l’artiste. JCM à bientôt inchallah ! !!

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