Kamel Regaya

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Kamel RegayaKamel Regaya est un cinéaste. Il participe aux activités de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs (FTCA) de 1971 à 1978. Il réalise plusieurs essais en film 16 mm. En 1979, il quitte la Tunisie pour étudier le cinéma. Docteur en cinéma et audiovisuel, il enseigne à l’université l’esthétique et la théorie du cinéma. Il est directeur de recherche à l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques et il enseigne le scénario et la mise en scène. Sa thèse de doctorat portait sur «La perception du cinéma et la construction du spectateur». Passionné de documentaires, il a animé pendant six jours, un atelier du «Documentaire» à l’intention d’une vingtaine de jeunes issus d’établissements scolaires et universitaires et de quelques cinéphiles.

Il a réalisé des documentaires : «Par hasard avec de la chance» (2006), «A la limite… traces», co-signé avec Anne Toussaint et Régina de Almeida (2009), sélectionné au festival Paris-Berlin-Madrid.

En 2005, il rejoint l’association «Les Yeux de l’Ouïe» (1).

En 2010, il s’engage avec Anne Toussaint dans une nouvelle expérimentation d’écriture cinématographique qui a donné lieu à une installation vidéo présentée au Musée Carnavalet à Paris et un film intitulé «In situ».

En 2011-2012, sa dernière réalisation «Sit-in, une rihla», documentaire, marque son retour cinématographique au pays et un désir d’aller à la rencontre de ceux qui ont fait la révolution.

En 2016, il réalise «Res» long métrage documentaire, en partenariat avec la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, L’UTICA, la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs, le Ministère de la Justice, la Direction Générale des Prisons et de la Rééducation et l’Institut français de Tunisie.

Kamel Regaya "Res"Résumé «Res» : Dispositif de création et de circulation d’images entre la prison et la société civile. Il vise à insérer la question de la prison dans la Cité et dans un «souci démocratique» que connaît la Tunisie depuis le 14 janvier 2011. Faire circuler du dedans au dehors, et vice-versa, d’autres images du monde, d’autres représentations de l’enfermement. Il stimule un dialogue au sein de la société en mobilisant le public le plus large possible et en introduisant la culture là où elle ne semble pas évidente.

Cette création cinématographique (et théâtrale) est inspirée du texte de Platon «La République», avec des jeunes du centre pour mineurs d’El Mourouj et des personnes détenues à la prison de Mahdia.

La prison est bien réelle. Elle sanctionne, stigmatise ou magnifie les existences… Mais la prison a bien un horizon : la libération ou l’évasion. A l’évasion réelle, motif générateur de toutes les craintes légitimes de l’administration, répond au quotidien, le besoin d’une évasion symbolique. On enferme le corps. On limite ses actions et réactions, et paradoxalement on rend l’esprit disponible à toutes les habilités, ingéniosités et créativités. Humaniser la prison passe aussi par une vision qui croit en la libération et l’insertion, et en la nécessaire conversion du désir d’évasion réelle en désir d’évasion symbolique autorisé et organisé. (Réf. : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=18427)

Références : https://fr.linkedin.com/in/kamel-regaya-bb432baa

http://www.herglacinema.org/article/journees-du-cinema-des-droits-et-des-libertes-coorganisees-par-l-association-culturelle

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