Hamadi Jaziri

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hamadi jaziriHamadi Jaziri de son vrai nom Mohamed Ben Ezzine El Jaziri, né à Tunis le 8 mai 1926 et décédé le 16 mars 1987, est un acteur et metteur en scène, auteur compositeur de musique. Il passe son enfance dans le quartier populaire de Bab Souika et il étudie au Lycée Carnot. Les fins d’années scolaires étaient propices aux spectacles conçus par les enseignants et présentés par les élèves et son talent se développa dans cet environnement scolaire. En 1944, il s’inscrivit à la troupe dramatique de l’Association des anciens élèves du collège Sadiki.

Après son bac, il bénéficie d’une bourse municipale qui lui permet de poursuivre ses études d’art dramatique à Paris. Il eut pour professeur le célèbre acteur Louis Jouvet qui était en même temps directeur du Théâtre Français. A Paris, il trouve une scène à la mesure de son immense talent, et obtient diverses distinctions : Une médaille d’or en comédie, Une médaille d’argent en tragédie, Un premier prix en diction.

De retour, en 1952, à Tunis, il est désigné conseiller pour les beaux-arts à la municipalité de Tunis. Il en profite pour rédiger un précieux rapport sur les activités théâtrales à Tunis.

Le 28 juillet 1953, il est promu premier directeur de la Troupe de Théâtre de la Ville de Tunis.

«Bayaat El khobz» (La vendeuse de pain) fut la première pièce qu’il dirigea.

Il fonda sa propre Troupe de théâtre et de musique populaire, qui reprit plusieurs œuvres sur les planches du Palais des Sociétés Françaises (l’actuelle Maison de la Culture Ibn-Rachiq) à Tunis. Il lance l’hebdomadaire Assitar (Le rideau) en collaboration avec Tahar Melligi, ainsi qu’un magazine mensuel politique et culturel, «Ici l’Afrique», parallèlement à son activité théâtrale.

Il a écrit et composé des chansons humoristiques célèbres et légères. Il a interprété à la télévision plusieurs rôles dans des feuilletons et séries dont «Ifhemni» qui eut beaucoup de succès.

Il participe également à l’animation de quelques variétés et émissions de jeux à la télévision.

Il laisse le souvenir d’une personne et d’un artiste d’une rare sensibilité, d’une suprême intelligence et d’une grande finesse d’esprit.

Référence : http://www.letemps.com.tn/article/91607/une-doyenne-toujours-daplomb

 

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