Fawzi Mellah

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Fawzi MellahNé en 1946 à Damas, est écrivain et journaliste. Il a étudié les lettres, la philosophie et le droit à l’Université de Lausanne. Sa carrière littéraire débute par la publication de deux pièces de théâtre.

Mais c’est dans le genre romanesque que le talent de cet écrivain s’exprime le mieux et c’est grâce à ses deux romans qu’il est considéré actuellement comme l’une des figures marquantes de la littérature tunisienne de langue française.

«Le Conclave des pleureuses» est le récit d’une enquête journalistique sur des viols dont l’accusé présumé est le Saint de la Parole, un mystique qui n’est pas sans rappeler la légende de Sidi Amor El-Faïache.fawzi mellah Elissa

«Elissa», la reine vagabonde raconte l’histoire de cette reine partie de Tyr avec ses compagnons, vers une destination inconnue pour échapper à la dictature et à la répression de Pygmalion, son frère. A Chypre, on leur signifie qu’ils sont indésirables ; mais on leur offre une trentaine de vierges qui posent, dans la suite du voyage, plus de problèmes qu’elles ne devaient en résoudre. A Sabratha, ils découvrent des citoyens sans Etat et sans musique. De Hadrumète, ils repartent avec tous les Phéniciens, chassés de cette ville qui tourne le dos à la mer, et avec la promesse d’une guerre future. Enfin, recherchant Utique, ils débarquent sur une colline où ils réussissent, par la ruse, à obtenir des Africains une surface suffisante pour construire une ville nouvelle, Qart Hadasht. Cependant Elissa doit épouser Acherbas, le chef des Africains. Elle accepte, pour se sacrifier à son peuple et à sa ville, avec l’idée de s’immoler par le feu le jour même de ses noces. «L’intérêt qui nous retient dans les romans de Mellah est celui du texte qui cherche à s’imposer comme un composant important de l’histoire d’un peuple. Quand on connaît l’importance des problématiques historique et politique dans les récits de F. Mellah, on est en droit de présumer un appel à la revalorisation de l’écriture et la lecture, celles-ci étant aussi les composantes fondamentales de l’acte littéraire» : Source Mansour M’Henni (Extrait de « La littérature maghrébine de langue française », Paris, EDICEF-AUPELF, 1996).

Œuvres

  • 1973 : Néron, ou les oiseaux de passage suivi de Pourquoi jouer Néronfawzi mellah clandestin en méditerranée
  • 1975 : Le Palais du non-retour (théâtre)
  • 1985 : De l’unité arabe : essai d’interprétation critique (essai), éd. L’Harmattan, Paris
  • 1987 : Le Conclave des pleureuses (récit), éd. du Seuil, Paris
  • 1988 : Elissa, la reine vagabonde (roman), éd. du Seuil, Paris
  • 2000 : Clandestin en Méditerranée (reportage), éd. Le Cherche midi, Paris
  • 2009 : Le Transfert des cendres (roman), éd. Bénévent, Paris

Référence : http://www.limag.refer.org/Textes/Manuref/Mellah.htm

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