Fathia Khaïri

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Fathia KhiariFathia Khaïri de son vrai nom Khaira Yaacoubi, née le 17 avril 1918 à Dahmani et décédée le 6 juillet 1986, est une chanteuse et actrice. Orpheline de mère dès son enfance, elle est obligée de vivre chez sa grand-mère installée à Tunis, près du quartier de Bab Souika. Elle fréquente le lycée de la rue du Pacha. Très jeune elle s’intéresse au chant et à la musique. Avec l’aide de Mohamed Chichti, elle apprend les muwashshahs et les dawrs.

Sa carrière de chanteuse débute en 1936. Elle enregistre trois titres qui connaissent le succès : «Zaâma ysafi eddahr», «Hal kammoun mnein» (reprise d’un succès de Chafia Rochdi) et «Vous dansez madame» (chanté en franco-arabe).

La troupe de La Rachidia, qui s’efforce alors de réhabiliter la musique tunisienne, l’appelle à rejoindre ses rangs en 1944. De grands musiciens lui composent des chansons, particulièrement des qasids qui s’avèrent être de grands succès : «Hajar al habib», «Qef bel manazel», «Anouh fataskhr men admoui», «Ma thanaha ou Ya mharmetha». Mais, en raison de la grande rivalité qui l’oppose à Chafia Rochdi, elle décide de constituer sa propre troupe musicale dirigée par Kaddour Srarfi qui rassemble de grands musiciens comme Ali Sriti, Ibrahim Salah et Salah El Mahdi.

Au théâtre : Elle entame une carrière dans le théâtre au sein de la troupe Al Moustakbal Attamthili al arabi et c’est le comédien Béchir Rahal qui lui choisit son nom d’artistique Fethia Khaïri. Très vite elle deviendra célèbre. Elle jouera dans un très grand nombre de pièces où elle incarne, la plupart du temps, le rôle de chanteuse : «Louis XI» (son premier rôle) – «Le baiser mortel» – «La main maléfique» – «Hamdoun» – «Les martyrs du patriotisme» – «Ali Baba» – «Les filles d’aujourd’hui» – «Le fils du peuple» – «Le gentil commissaire» – «Wallâda et Ibn Zeydoun» – «Cléopâtre» etc…

Devenue une personnalité artistique connue et aimée, Moncef Bey demanda à l’époque, qu’on construise une salle de concert en son honneur, à Bab Souika, qui portera le nom de salle El Fath, nom qu’elle portera jusqu’à sa mort.

Références : 1) Fethia Khairi, Tunis, Mohamed Boudhina,‎ 1996 – 2) «Les immortels de la chanson tunisienne», Tahar Melligi

http://tunimusic.com/fr/4CHg047h4tQ/watch-free-music-video-fathia-khairi-ma-thanaha-فتحية-خيري-ما-ثناها.html

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