Dalel Tangour

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Dalel TangourNée à Nabeul, est performeuse, plasticienne, photographe. Diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis et après de nombreuses années, elle se consacre à la photographie. Elle enseigne la photographie à l’Ecole régionale des Beaux Arts de Nabeul.

Ses «créations» photos sont souvent l’objet d’installation qui les scénarisent. Elle explore les situations du vécu à partir d’une investigation des lieux dont elle saisit à la fois la quotidienneté et l’insolite. Que ce soit dans l’intimité des intérieurs, au cœur de la médina ou dans l’espace ouvert environnant, ses photos captent la trace des gestes d’espoir ou des situations de désolation.

«Dans un jeu subtil de contraste Noir et Blanc qui donne vie à l’intensité de la lumière et à la nudité des logis rongés par le temps, elle fait planer le fantôme de l’attente et la tentation du départ».

Dalel Tangour - Installation

« Traversée »

Ses installations photos, souvent disposées à l’horizontal sur des supports en plexiglas ou en verre, comme des éléments architecturaux, «invitent à un déplacement exploratoire de l’intime et de l’ailleurs». Contre l’enfermement, l’exploitation et la difficulté de vivre, le travail photographique de Dalel Tangour se veut un témoignage ouvert sur les difficultés du présent et le poids du passé. (Source : art-tunis.com texte Rachida Triki philosophe et critique d’art).

Elle s’intéresse aussi aux paysages urbains froissés par l’abandon. D’anciennes maisons et vieux bâtiments portent en eux une charge intense d’indices et de signes d’une présence passée dont seule la trace visuelle, à travers des clichés aux forts contrastes, fait perdurer.

Elle a exposé à la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) d’Alger, à la Biennale de Cologne en Allemagne, au Musée de l’espace privé Landowski à Boulogne Billancourt, (France) et au Musée d’Art à Bamako (Mali).

Invitée au Mali en 2008 pour travailler sur les points communs avec les pays africains, elle réalise une installation de cylindres, où l’on peut voir à l’extérieur une photo de jeunes gens au bord de la mer s’apprêtant au grand départ et à l’intérieur desquels on découvre le portrait d’une maman collée de manière artisanale. A Bamako, Dalel confirme que seul le problème de l’immigration clandestine est un véritable dénominateur commun sur l’ensemble du continent africain.

Son œuvre «Claire de lune, solstice barbelé» pleure ces jeunes qui, enroulés et momifiés dans des rouleaux de tissus, sont jetés comme une marchandise vers une autre rive tant espérée que prometteuse.

Références : http://tour.onorient.com/dalel-tangour-scenariste-images/ – https://www.youtube.com/watch?v=FZ-sep5GrSw

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