Anouar Brahem

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Anouar BrahemNé en 1957 à Halfaouine au coeur de la médina de Tunis, il est musicien, auteur et compositeur. Il étudie le oud dès l’âge de 10 ans au conservatoire de Tunis et approfondit sa formation auprès du grand maître Ali Sriti dans un environnement musical arabe largement dominé par la chanson de variété et les orchestres pléthoriques où le oud occupe une place d’accompagnement. Il affirme déjà un talent multiple en se donnant comme mission de restaurer le oud en tant qu’instrument emblématique de la musique arabe, tout en rompant avec la tradition dans son travail de composition en intégrant des éléments de jazz ainsi que d’autres traditions musicales orientales et méditerranéennes. En 1981, il s’installe à Paris, période pendant laquelle il collabore avec Maurice Béjart et compose de nombreuses œuvres originales, notamment pour le cinéma et le théâtre tunisien.

Entre 1985 et 1990, de retour en Tunisie, il poursuit son travail de composition tout en se produisant dans des concerts. Il acquiert en Tunisie une authentique notoriété. En 1989, il rencontre le producteur Manfred Eicher qui lui propose d’enregistrer son premier disque pour son prestigieux label ECM.

Avec « Barzakh » née le début d’une collaboration particulièrement féconde qui, en l’espace d’une vingtaine d’année, verra Anouar Brahem Anouar Brahem (album)s’entourer des musiciens les plus talentueux de tous genres et de cultures différentes (Barbarose Erköse, Jan Garbarek, Dave Holland, John Surman, Richard Galliano…). Il signe pas moins de 9 albums consacrés par le public et la critique internationale : « Conte de L’ Incroyable Amour » (1991), « Madar » (1994), « Khomsa » (1995), « Thimar » (1998), « Astrakan Café » (2000) « Le Pas Du Chat Noir », « Le Voyage De Sahar » (2006), « The Astounding Eyes Of Rita » (2009).

En 2006, il concrétise son amour du cinéma en réalisant et coproduisant son premier film documentaire « Mots d’après la guerre », tourné au Liban au lendemain de la guerre qui opposa Israël et le Hezbollah et qui sera sélectionné au Festival du Cinéma de Locarno.

En 2010 il est nommé membre du jury de la sélection officielle des longs métrages des Journées cinématographiques de Carthage.

Considéré comme l’instrumentiste et compositeur le plus innovant de ces dernières années, Anouar Brahem jouit d’une estime considérable auprès des jeunes compositeurs et joueurs de oud tunisiens. Il s’affirme plus que jamais comme une figure parmi les plus influentes dans le champ de la musique arabe contemporaine.

En 2012, au lendemain de la révolution tunisienne, il s’est vu nommer membre à vie de l’Académie Tunisienne des Sciences des Arts et des Lettres.

En 2014, après une période de gestation, Il fait paraître chez ECM « Souvenance », un ambitieux double album qui sonne à la fois comme la somptueuse synthèse esthétique de 15 années d’expérimentation.

Anouar Brahem a obtenu au cours de sa carrière plusieurs prix et décorations : le Prix national de la musique (Tunisie, 1985) ; l’Edison Award pour son album « le voyage de Sahar » (Hollande, 2006) ; l’Echo Jazz du “Meilleur Musicien international de l’Année » (Allemagne, 2010) pour son album « The astounding eyes of Rita ». Il a par ailleurs été nommé au grade de Chevalier des Arts et des Lettres (France, 2009).

Aujourd’hui, Il se produit régulièrement sur les scènes les plus prestigieuses du monde.

Référence : son site – http://www.anouarbrahem.com

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