Amira Srarfi

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Amira SrarfiNée en 1958 à Tunis, est la première femme chef d’orchestre de Tunisie et de l’ensemble du monde arabe.

Toute petite, elle a été portée par la musique, du côté de son père Kaddour Srarfi, violoniste, chef d’orchestre et compositeur de musique arabe classique.

Chanteuse à ses débuts, elle est diplômée de musique arabe en 1979, titulaire par la suite du premier prix de violon et d’un diplôme d’études universitaires générales en musicologie. Elle suit également des stages de direction d’orchestre à Paris.Amira Srarfi et El Azifet

Amira Srarfi fait ses débuts professionnels dans l’enseignement pendant dix ans. Puis, en 1988, elle crée et dirige la première école privée de musique à qui elle donne le nom de son père : le Conservatoire Kaddour Srarfi de musique et de danse.

Membre depuis 1982 de l’Orchestre symphonique tunisien, elle dirige en parallèle la chorale d’enfants de la Radio Télévision Tunisienne et s’illustre dans la production d’émissions radiophoniques (RTCI) et télévisées.

En 1984, lors du Festival de la Médina, elle est élue meilleure chanteuse pour la sauvegarde du patrimoine. Un an plus tard, elle clôture en tant que chanteuse, le Festival international de Carthage sous la baguette d’Abdelhamid Ben Aljia et chante à l’Olympia de Paris.El Azifet album

En 1992, elle défie l’hégémonie masculine de La Rachidia et de la radio nationale en créant le premier orchestre féminin de musique savante «El’Azifet» qu’elle dirige elle-même, ce qui représente une première dans le paysage musical arabe. Elle travaille avec son mari, Fayçal Karoui, conseiller artistique de la troupe et compositeur polyvalent qui, par son écriture et sa nouvelle vision de la musique, l’aide à réactualiser le répertoire classique arabe et à créer un répertoire propre à son orchestre.

Elle part avec son orchestre à la conquête du monde : Paris, Madrid, Londres, Le Caire, Washington, New York, Stockholm, Hanovre, Vienne, Alger, Istanbul, Pékin, Séoul. Elle fréquente aussi les festivals comme ceux de Carthage, Hammamet et Jerash.

En 1997, elle est élue présidente de la commission « musique » au Conseil International des Femmes. La même année, elle organise à Tunis et en collaboration avec l’Union Nationale de la Femme Tunisienne un méga-spectacle intitulé « Musique au féminin en Méditerranée », qui réunit quatorze orchestres venus du bassin méditerranéen.

En octobre 2004, son nom figure dans le manuel scolaire de langue française des écoles américaines sous l’intitulé « Portrait de la femme moderne active dans la société tunisienne ».

Elle est décorée en 1993 du titre d’officier puis, en 2001, du titre de commandeur du Mérite culturel. Lors de la Journée nationale de la femme, le 13 août 2001, elle est décorée officier au titre de la République. En 2008, à l’occasion de la journée de la culture, elle est faite grand officier.

Référence : https://www.facebook.com/Orchestre-Elazifet-de-AMINA-Srarfi-327200474055346/

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