Ali Douagi

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Ali DouagiNé le 4 janvier 1909 à Tunis et décédé le 27 mai 1949 à Tunis, est un nouvelliste et homme de théâtre tunisien d’expression arabe. Ali Douagi est né dans le quartier populaire de Bab Souika à Tunis. Il appartient à une famille bourgeoise d’origine turque. Son père meurt quand il n’a que trois ans. Il fait la connaissance des écrivains de sa génération tels que Abou Kacem Chebbi, Hédi Laâbidi, Tahar Haddad, Ali Jendoubi et Arbi Kabadi.

Il se consacre à la littérature et mène une vie de bohème. A l’âge de 15 ans, il écrit les paroles de chansons humoristiques et dessine des caricatures. Il lit des livres et traductions en arabe comme celles d’ouvrages de Charles Baudelaire, Anton Tchekhov et William Shakespeare qui influencent profondément son style. Il penche vers le comique et parvient à compléter sa culture en peu de temps.

Désormais membre de Taht Esrour, un groupe d’intellectuels de l’entre-deux-guerres qui se réunissent dans un café homonyme situé à Bab Souika, Douagi prend part aux discussions et débats et écrit des articles et traductions pour la revue Al-âlam al-adabi (Le Monde littéraire).

Comme les autres intellectuels tunisiens des années 1920 et 1930, il s’intéresse à la défense de sa patrie face au protectorat. Il est aussi l’un des pionniers de la littérature arabophone encourageant l’activité féministe : il décrit dans ses différentes ouvrages le prototype de la femme idéale qu’il voit libre (horra) et autonome (megdia).

Le 30 août 1936, il fonde Essourour, un journal connu pour son aspect caricatural et humoristique.

Connu pour ses satires, il est l’une des figures emblématiques de la bohème et du spleen des intellectuels du groupe Taht Essour.

Il a été publié dans plusieurs mensuels et hebdomadaires dans les années 1930 et 1940. Ses écrits sont caractérisés par un réalisme souvent caricatural qui rend compte des mœurs et des travers de la société tunisienne de son époque. Plusieurs de ses nouvelles, parues entre 1935 et 1959, ont été réunies dans le recueil Sahirtou Minhou Al Layali (Autant il m’a éveillé des nuits) : les plus connues sont Kanz Al Foukarae, Raîi Al Nojoum et Omm Hawwa, cette dernière étant préfacée en 1959 par Taha Hussein.Ali Douagi-livre

Il a également écrit Jaoulet Baina Hanet Al Bahr Al Abyadh Al Motawasset (Promenades entre les bars de la Méditerranée).

Il est aussi un parolier pour plusieurs chanteurs comme Mohamed Triki, Hédi Jouini (Dawr el âïtab et Hobbi yetbadel yetjaded) et Salah Khémissi (Ahsen naouara teqtafha). Il compose la musique des titres qu’il écrit. Il écrit la première chanson propre à La Rachidia : Ya leymi yezzini, minsab inek ini ; l’une de ses chansons remporte même le grand prix du premier festival de la chanson organisé en 1936 par La Rachidia.

Œuvres : Malgré sa vie perturbée et sa mort précoce, Ali Douagi a enrichi le patrimoine littéraire tunisien.

Pièces de théâtre : Ali Douagi a écrit environ 200 pièces de théâtre. Les plus célèbres d’entre elles sont : Ommi Selma, Eddagez Kal et Zawbâa fi fingène.

Certaines de ses nouvelles ont été adaptées en film : Le Pâtre des étoiles (Raîi Al Nojoum), sous la forme d’un moyen métrage réalisé par Hatem Ben Miled en 1973 et d’un court métrage réalisé par Mourad Ben Cheikh en 2003, et Au pays du Tararanni, comédie adaptée en 1972 sous la forme de trois sketchs par Hamouda Ben Halima, Hédi Ben Khalifa et Férid Boughedir. Une pièce théâtrale est également réalisée par Taoufik Jebali et jouée durant le Festival international d’Hammamet 2009 pour célébrer le centenaire de sa naissance. Le personnage de Douagi apparaît également dans le long métrage Thalathoun sorti en 2008 de Fadhel Jaziri qui témoigne de son appartenance au courant de Taht Essour.

Le portrait de Douagi figure sur un timbre de la Poste tunisienne basé sur un dessin de Hatem Mekki.

Références : https://ar.wikipedia.org/wiki/علي_الدوعاجي – https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Douagi – http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=411:ali-douagi-1909-1949&catid=110:artistes-2&Itemid=88

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