Ridha Dhib

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Ridha DhibNé le 26 septembre 1966 à Sousse, est un artiste plasticien. Diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Toulon, il vit et travaille à Paris depuis 1991.

Son travail s’articule autour d’une question : Que peut la ligne ? Il l’expérimente dans son rapport au plan, au geste et au mouvement, dans ses potentialités à plier, à lier et à générer des textures variétés.

Ridha DhibIl la questionne aussi, dans sa dimension mutante : du fil à la trace; et inversement, dans son aspect polymorphe : ligne manuelle et ligne digitale. Par ailleurs, il explore ses résonances dans l’espace avec l’air et la lumière, ses potentialités à investir les milieux et à faire territoire. Autrement dit, il sonde ses devenirs expressifs.

Les œuvres de l’artiste ont essaimé sur le Web, en France et à l’étranger : The Scream (vidéo sur le Web, 2015), Corps est Graphe, Tunis (2015), Je suis tracé, donc je trace, performances sur le chemin de Compostelle (IRL et sur le Web, 2014), Festival des Ephémères, installation aux Jardins d’Éole à Paris (2013), Code and Link et Qu’est-ce et Qui se trame  ? en Italie (IRL et Web, 2012), « Amis » Facebook (sur le Web 2009-2012), Instants Flux, Ecceité(s) (IRL et sur le Web, 2012) et Printemps des Arts de la Marsa en Tunisie (2010), Resonance(s) à Istanbul, Sichtbare gedachten Geel en Belgique(2010), Landart Rhizome au pays du soleil Levant à Nara et Kyoto (2007)…

Il poursuit depuis 2009 un travail continu de portraitisation d’amis autour de la notion de « même » sur Facebook ainsi que divers travaux vidéos et picturaux.

Bien que venant de l’école des beaux arts, au fil de ses réflexions, une seule question s’est posée à lui, obsédé par l’idée de liberté : comment libérer la ligne ? Et que faire pour donner une autonomie au frottement du pinceau sur la toile ? Alors, il a basculé vers un autre outil : du pinceau vers le pistolet à colle.

"Pluie de lumière Pluie de lumière sur le calvaire de Jumel. Installation dans le cadre des journées européennes du patrimoine dans Le Val de Noye - 26 et 27 septembre 2015"

Installation dans le cadre des journées européennes du patrimoine dans Le Val de Noye – septembre 2015″

Une histoire de hasard. «Il fallait supprimer l’outil. Il fallait libérer la main de l’oeil. Parce que la main est plus rapide. Libérer le geste, la main, le poignet. » Une obsession depuis tout gosse. Peut-être un vieux rapport au dessin. Une façon pour lui, « impulsif et impatient », de s’opposer à la codification du geste.

Il reçoit la Médaille de bronze de la ville de Paris.

«Équipé d’un pistolet à colle, en guise de pinceau, je dessine dans le vide, avec une matière transparente. J’inscris verticalement dans le territoire des pièges à lumière,des lignes fragiles et frémissantes, des traces de gestes libérés et décodifiés. Par le geste, je fouette le vide, alors, je donne à voir des éclats de mouvements qui prennent corps dans des lignes transparentes et légères. Vitesses et inflexions font la trame. Je fais émerger une fossilisation de gestes, matière miroitante et flottante, une signature dans le vide.»

Références : page facebook https://www.facebook.com/fairerhizome/

http://fairerhizome.hautetfort.com

 

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