Leïla Toubel

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Leila ToubelLeïla Toubel est actrice, comédienne et dramaturge. Elle est l’une des grandes figures du théâtre tunisien.

Elle a commencé très jeune, à 13 ans, quand elle faisait ses premières scènes au théâtre scolaire. En 1990, elle débute véritablement, aux côtés du metteur en scène tunisien Ezzedine Gannoun.

Elle intègre El Hamra et trouve dans cet espace un terrain propice pour s’épanouir. Passionnée par le théâtre jusqu’au bout des ongles, la comédienne ne vit que pour les planches :

«J’étais déjà fascinée par la magie de cet art, raconte-t-elle avec enthousiasme. J’avais envie d’en faire mon métier. J’ai l’amour du théâtre: être sur scène, écrire, diriger des comédiens, des metteurs en scène, des dramaturges… En dehors de cela, je me plais à aller à la rencontre de jeunes artistes.».

Ezzedine Gannoun, avec qui elle a collaboré durant des années, jusqu’à son décès, lui a beaucoup apporté :

«Travailler avec lui, cela donne des ailes. J‘ai toujours écrit, depuis mon plus jeune âge : des poèmes, des nouvelles… Lorsque j’ai commencé à travailler avec Ezzedine Gannoun, il a vu mes qualités de plume et c’est lui qui m’a orientée vers l’écriture dramaturgique. Ce passage s’est fait simplement, car le fait d’être comédienne m’a aidée. Quand j’écris, je me mets à la place des personnages et j’écris pour eux. J’écris pour le personnage, en essayant de m’effacer en tant qu’auteure. La chose la plus importante pour moi, c’est que face à un acteur sur scène, on ne sente pas qu’il y a le texte de l’auteur derrière, mais seulement un personnage qui parle.»

«Le théâtre doit s’adresser à une intelligence, à une sensibilité», indique la dramaturge. Selon elle, le 4e art est expérimental, un défi qu’elle a parfaitement relevé avec «The End», une pièce touchante par la tendresse et l’humour qui enveloppent chaque personnage, mais qui fait aussi vibrer l’intellect, qui fait frémir à l’idée de devoir partir un jour et de songer à notre «dernière heure».

"Solwen"

« Solwen »

Leila Toubel offre une belle écriture et un théâtre exceptionnel, avec la complicité de son metteur en scène. À la fin de chaque pièce le spectateur est interpellé par le dialogue, la mise en scène et les thèmes évoqués. Leila Toubel l’explique avec conviction: «Je veux susciter la réflexion, éveiller les consciences, je veux juste toucher l’intelligence et la sensibilité. Je ne me mets pas dans une posture de donneuse de leçons».

En 2015, elle est à nouveau sur les planches avec son dernier spectacle «Solwen», un mélodrame de 90 minutes, où elle brosse le portrait d’une femme de 40 ans, qui, suite à un choc émotionnel, a été frappée par des troubles d’amnésie. En tenue de mariée, la quadragénaire erre dans un espace qui lui est complètement étrange, traînant derrière elle un coffre de souvenirs qui ne la mènera nul part.

Références : http://www.tekiano.com/2015/01/22/solwen-les-divagations-dune-femme-tunisienne-pour-ne-pas-oublier/

http://www.alchourouk.com/88775/674/1/ليلى-طوبال-لـ-«الشروق»-:مسرحية-«سلوان»-هي-صراع-بين-الوجع–والنسيان-.html

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